Marie Hazard

UNE NOUVELLE PÉNÉLOPE

 

Comme une Pénélope des temps modernes qui, pour éloigner ses prétendants, utilisait la ruse du linceul tissé le jour et défait la nuit, Marie Hazard reprend et poursuit la tradition des femmes et de leur métier à tisser.  De cette activité millénaire, elle nous propose des œuvres sensibles et nous conte un récit, celui de l’intime et des émotions où notre regard se pose sur l’image mais aussi sur le toucher.

 

LES GESTES

 

Cette histoire de trame et de fil que Marie Hazard perpétue se fait au travers de différents gestes. 

 

Elle dessine, peint, filme, photographie et sculpte mais aussi et surtout cette artiste fileuse tisse, tricote, pique, coud, reprise, raccommode, étire, déchire et tamponne.

 

Dans cet univers tactile, Marie Hazard fabrique aussi « … des outils, parfois éphémères, qui sont de véritables alliés pour expérimenter des gestes spontanés vers des résultats imprévus ». Prolongement du corps, ils sont là pour « servir son expression ».

 

Parfois, le corps se fait aussi outil quand Marie Hazard « entre en danse » devant la toile blanche. Elle décline aussi des mouvements qui peuvent être « répétitifs et mécaniques dans [s]es monotypes de motifs colorés et [s]es gravures de trames graphiques ou précis et minutieux dans [s]es dessins à la plume ».

 

Dans cette véritable danse gestuelle, Marie Hazard raconte son histoire. Elle met le texte dans le textile et les lie définitivement comme si leur origine latine commune ne suffisait pas.

 

LE TEXTILE EST SON LANGAGE

 

Marie Hazard expérimente une grande diversité de matériaux mais le textile y occupe une place primordiale voire même vitale. De cette seconde peau, vue comme « … un pli et repli de la pensée», naissent des œuvres où cohabitent tension et délicatesse. L’émotion est au bout du fil.

 

Et si, parfois, elle oublie cette matière, c’est pour mieux la réinventer comme elle le fait en tissant, dans ses dessins, de véritables trames à la barre à l’huile ou encore à l’encre de chine. Les courbes, les lignes, les couleurs, le noir et le blanc s’entrelacent comme dans une immense broderie. Elle utilise aussi la tarlatane, comme un filtre, à travers laquelle coule du plâtre pour créer de délicates porcelaines. 

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